dimanche 3 septembre 2017

10 CHOSES QUE JÉSUS A ENSEIGNÉES CONCERNANT LES FEMMES




10 choses que JÉsus a enseignÉes
concernant les femmes
 et quelques autres qu’il n’a pas enseignÉes

jÉSUS, UN AMI DES FEMMES

SUSAN STUBBS HYATT et NICOLE HAPPE

  
publiÉ en anglais sous le titre
10 THINGS JESUS TAUGHT ABOUT WOMEN
AND A FEW THINGS HE DIDN’T TEACH
  
Psaume 67 :1-2

Une publication de
INT’L CHRISTIAN WOMEN’S HALL OF FAME
ET HYATT PRESS
2009 * 2017




SOMMAIRE 

Préface
Jésus nous surprend                                                                                    

Ce que Jésus a enseigné – 1-
Les Hommes et les Femmes sont égaux                                                    

Ce que Jésus a enseigné - 2
Les Femmes ne sont pas des Propriétés                                                   

Ce que Jésus a enseigné - 3
Les Femmes sont plus importantes que la Religion                                

Ce que Jésus a enseigné - 4
Les Femmes Sont des Partenaires Égales Dans Le Mariage                           18

Ce que Jésus a enseigné - 5
Les Femmes Ont Une Autorité Égale Dans Le Ministère                     

Ce que Jésus a enseigné - 6
Les Femmes Peuvent Représenter Dieu                                                   

Ce que Jésus a enseigné - 7
Les Femmes Sont Égales Aux Yeux De Dieu Concernant Les Valeurs
Familiales                                                                                                       

Ce que Jésus a enseigné - 8
Les Femmes ne sont pas confinées à la cuisine                                            31

Ce que Jésus a enseigné - 9
Les Femmes ne sont pas Évaluées Par  La Maternité                              

Ce que Jésus a enseigné - 10
Les Femmes Peuvent Etre Apôtres                                                              

Au sujet de l’auteur: Susan Stubbs Hyatt                                                                                         
Autres ouvrages                                                                                             



 Préface
Jésus nous surprend


Ce livret est une étude biblique qui explore ce que Jésus enseigna concernant les femmes. Il donne un aperçu qui permet de comprendre ce que Jésus a dit et ce qu’Il n’a pas dit. Egalement de comprendre ce qu’Il fit et ce qu’Il ne fit pas lors de Ses rencontres avec les femmes. Alors que ces vérités sont exposées, celles-ci amènent un nouvel espoir, une joie nouvelle de vivre pour Jésus et l’assurance de faire Sa volonté. Ceci s’appelle la liberté! Jésus était le meilleur ami de la femme.

En conséquence de cette certitude, je crois que les instructions de Marie aux serviteurs lors des noces de Cana : Faites ce qu'il vous dira. (Jean 2v5) recevront de notre part un enthousiasme renouvelé «Oui, Seigneur, je peux le faire ! Avec Ta grâce, je serai qui Tu veux que je sois et je ferai ce que Tu veux que je fasse! »

Le but de ce livret n’est pas de répondre à toutes les questions concernant les femmes dans la Bible et dans l’église. Au contraire, c’est un point de départ - ce que Jésus enseigna. Un point de départ correct est nécessaire si nous voulons acquérir une compréhension exacte de la volonté de Dieu pour les femmes.

Commencer par Jésus nous donne Sa vision totale de ce sujet dans son intégralité, qui est, ce que toute la Bible dit réellement sur les femmes.  Ceci est spécialement important quand on en vient à ces passages de la Bible appelés « Les passages difficiles ». En tant que Chrétiens, ce que nous croyons concernant les femmes doit correspondre à ce que Jésus a enseigné, Qu’il en soit ainsi !

Malheureusement, les enseignements traditionnels Chrétiens débutent avec l’idée que la femme est inférieure, inégale, mauvaise et impure et ce point départ corrompt le message que Jésus enseigna. Si vous voulez en vérifier l’évidence, lisez le livre d’Alvin J. Smith « Veiled and silenced » (Voilées et réduites au silence). L’idée négative du début a causé une terrible distorsion des Ecritures, qui a eu pour résultat la réduction des femmes au silence, leur servitude  et leur soumission ;  aussi d’entraîner la maltraitance dans l’église ainsi que la violence conjugale dans les foyers Chrétiens.

Jésus n’a aucunement enseigné ni même insinué cela. Pour Lui, les femmes n’étaient pas plus inférieures, inadéquates, mauvaises ou impures – si on l’entend ainsi - que les hommes. La vérité c’est que les hommes et les femmes ont le besoin identique d’un Sauveur ! Mais le sexe n’est pas une issue.

Donc Jésus ne traita pas les femmes comme des individus secondaires ou subordonnés. Voici une description qui nous aidera à considérer ceci de cette façon :

Jésus enseigna que les femmes sont égales aux hommes en termes de :

·        ESSENCE/APPARENCE (Morphologie de la femme a la Création)
·        VALEUR (Ce dont elles sont dignes)
·        PRIVILEGE (Opportunités et libertés des femmes)
·        RESPONSABILITE (Ce qui leur est imputable)
·        FONCTIONS (Rôles et taches que les femmes peuvent remplir)
·        AUTORITE (Droits, pouvoir et influences des femmes)

Ce que Jésus n’a pas enseigné concernant les femmes, détruit les enseignements traditionnels, ôtant tous les prétextes pour les contrôler et les dominer.  Il n’a pas enseigné ni même fait d’allusion à l’idée d’une houlette masculine ou leadership, ni à une soumission ou une subordination féminine.  Il n’y a eu aucune indication que Jésus ait promu ou suggéré une hiérarchie masculine dans le foyer, l’église ou dans la société –en général-.
Il aurait pu avoir l’occasion de le faire dans Ses rencontres personnelles avec les femmes qu’elles soient célibataires ou mariées (Luc 8 v1-3, Jean 4v 4-42), Au contraire, Jésus aida toujours les femmes à comprendre l’image que Dieu avait d’elles. Une image qui est l’opposé de celle qui montre les femmes dans des rôles féminins dictés par les cultures religieuses. Il faisait tout en sorte pour déloger les idées machistes dans lesquelles se confortaient Ses disciples masculins en les choquant fréquemment par Son approche des femmes ! Jésus était un « Maître du changement », pas un conformiste qui renforçait les idées fausse autour de Lui. Comme Il aimait les gens, Il profitait de n’importe quelle occasion pour corriger l’état d’esprit erroné qui les gardait prisonniers.

L’Evangile nous dit que des femmes ’aussi bien que les Douze hommes, faisaient partie du « cercle privé » de Jésus et voyageaient avec Lui. L’importance de ce détail a tendance à être oublié a cause du concept de l’église qui accentue la prédominance des hommes autour de Jésus. Mais les femmes tenaient une place très importante dans ce groupe – sur un même pied d’égalité aux yeux de Jésus -. Ceci est apparu clairement quand Il choisit une femme disciple – au lieu de l’un des Douze pour être « la première » apôtre après Sa résurrection,  ce qui prouve qu’Il était complètement émancipé des attentes et des restrictions de la culture humaine.

David Scholer un éminent théologien, avocat des femmes dans le ministère, écrit
« Il est très important de souligner la présence de femmes dans le groupe des disciples de Jésus,  puisque les Douze ont été souvent évoqués dans l’histoire de l’église pour revendiquer l’unique autorité exercée par les hommes à la tête de l’église. Jésus montre clairement que le rôle de disciple était supérieur au rôle lié au sexe masculin ou féminin. Dans (Luc 8 v19-21, Marc 3 v 31-35 et Mathieu 12 v 46-50) ainsi qu’au chapitre 11 v 27-28,)  on voit que l’obéissance à la Parole de Dieu prédomine le rôle maternel.

Donc il n’est pas surprenant que le groupe de disciples de Jésus comprenait des femmes, (Modèles d’Autorité dans l’Eglise Primitive, 1993 – Page 47)

Quelques exemples de femmes dans les Evangiles nous rappellent la présence de femmes disciples autour de Jésus.(Luc 8 v 1-3) nous dit que des femmes L’accompagnaient et l’assistaient financièrement. Au moins une de ces femmes était mariée, Jeanne, femme de Cuza, l’intendant d’Hérode. De nos jours, la plupart des dirigeants d’églises probablement insisteraient sur le fait que ces femmes revenaient chez elles et s’occupaient de leurs époux. Mais Jésus n’a jamais fait cela ! Le fait qu’Il autorise des femmes à voyager avec Lui est l’évidence qu’Il n’était pas le promoteur d’un rôle traditionnel de femmes confinées à la maison.

Il respectait leur droit de prendre des décisions qui les amenaient à sortir de chez elles. Ce simple exemple nous montre combien l’enseignement traditionnel sur les femmes est loin du message de Jésus.

Les auteurs des Evangiles nous disent que Jésus avait établi des rapports personnels avec d’autres femmes comme la Samaritaine (Jean 4 v 4-26), Marie et Marthe (Luc 10 v38-42), Marie de Mandala  (Mat. 27 v 55-56) ainsi que les nombreuses femmes qui suivaient Jésus depuis la Galilée, pour le servir (Mat. 27 v:55). Il n’est jamais mentionné Jésus disant à ces femmes de se soumettre aux hommes. Au contraire, Il avait la même relation avec elles qu’Il avait avec les hommes. Il permettait aux femmes de faire leur propre choix et d’établir leurs priorités.

Le Saint Esprit continue à enseigner les vérités inculquées par Jésus mais aussi à ne pas enseigner les choses que Jésus n’a pas dites. Ceci est important car le Saint Esprit représente pour nous ce que Jésus serait s’Il était encore présent, donc c’est le Saint Esprit maintenant vivant en nous qui poursuit cet enseignement.

Comme l’église la plupart du temps n’a pas suivi les préceptes de Jésus à ce sujet, cela a souvent créé une tension malsaine parmi les femmes de Dieu.  L’église enseigne une chose, le Saint Esprit, une autre.

Ce désaccord entraîne des problèmes émotionnels tels que dépression, colère et frustration aussi bien que des comportements tels qu’agressivité, passivité ou des manipulations au sein des relations.

Il y a des Bonnes Nouvelles ! Des que la vérité venant de la Bible vient dans notre esprit, cela confirme ce que le Saint Esprit a communiqué à nos cœurs tout le temps. Non pas ce que l’église nous a enseigné ! Cela est du au fait que la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu sont en accord.

Lorsque nous embrassons cette vérité, le conflit intérieur s’apaise et une paix merveilleuse nous remplit totalement. La vérité nous restaure et nous affranchit.

Cette œuvre continuelle de Jésus, par le Saint Esprit en faveur des femmes est évidente dans le Nouveau Testament, l’église à ses débuts et durant son histoire. Cela est particulièrement évident pendant les périodes de réveil quand Dieu intervient et perturbe par Ses voies la culture humaine et les traditions de l’église. Pendant de tels moments, l’Esprit de Dieu élève toujours les femmes vers une égalité avec les hommes à tel point que la culture est modifiée par le réveil pour s’adapter aux processus divin.

Dans notre intérêt et en tant que croyants voués au Seigneur Jésus, nous avons besoin de Le laisser nous initier dans ce domaine important. Dans l’intérêt de l’évangélisation et du rôle de disciple et par égard pour les gens souffrants en tous lieux, c’est important de ne pas se tromper et d’instruire seulement ce que Jésus enseigna concernant les femmes.

A vous qui lisez ce livret, j’adresse la prière de David (Psaume 119 v 17-19)

17       Fais du bien à ton serviteur, pour que je vive Et que j'observe ta parole!
18       Ouvre mes yeux, pour que je contemple Les merveilles de ta loi!
19       Je suis un étranger sur la terre: Ne me cache pas tes commandements!





1

LES HOMMES ET LES FEMMES SONT ÉGAUX

Jésus vint pour révéler Dieu et pour injecter dans nos vies, les valeurs, les raisons, le caractère, les voies et les moyens du Ciel. Il vint pour éclairer nos ténèbres ! Cela inclut répandre la Lumière afin que nous ayons la perspective correcte du Paradis, concernant les femmes.

Quand Jésus apporta la Lumière, ceci montra le point de vue de Dieu : les femmes sont créées, considérées, respectées et appelées comme les hommes. Quel contraste avec les terribles idées qui prédominent dans l’obscurité !

Dans l’église, pour des raisons étranges, une ligne très stricte basée uniquement sur le genre a été établie entre les deux sexes. Les hommes font cela, les femmes ne le font pas ! Les hommes gouvernent, les femmes servent.

Le résultat est que de précieux dons, donnés par Dieu pour Sa gloire, aux fins d’accomplissement personnel pour Ses enfants et pour le salut des pays ainsi que la guérison des gens meurtris, sont la en attente, non utilisés ! Un don que Dieu aurait du donner a un homme, semble-t-il ! Au lieu de cela, Il l’a donné à une femme et de ce fait, ce don peut être utilisé tel qu’Il l’avait prévu. Beaucoup de nous en avons ressenti la douleur et Florence Nightingale l’exprime bien quand elle écrit « Je lui aurais donné (l’église), ma tête, mes mains, mon cœur ; mais elle n’en voulait pas. »

Cependant notre parcours avec Jésus est un chemin illuminé. Nous pouvons voir, ouvrir et utiliser les dons qu’Il a placés à travers nos personnalités uniques, si nous le voulons.

Il y a quelques années alors que je demandais au Seigneur de m’aider dans une situation difficile en rapport avec tout cela, j’ai entendu ces paroles dans mon coeur : 

RECONNAIS ce que je t’ai donné
APPRECIES ce que je t’ai donné et
DONNES ce que je t’ai donné
A CEUX QUI
RECONNAISSENT ce que je t’ai donné, et
APPRECIENT ce que je t’ai donné et
RECOIVENT ce que je t’ai donné 
La vérité est que Notre Créateur a béni chacun de nous, quelque soit notre sexe, avec Lui-même (Le plus Grand Cadeau) ainsi qu’avec les précieux dons qu’Il a choisis. Il veut œuvrer à travers nous, en utilisant ces dons et Il en fera de sorte si nous nous en servons et si nous le suivons.  Tant que nous marchons dans la Lumière, nous pouvons le faire, même en défiant les traditions, comme nous le ferons sûrement, toutefois Dieu a la gloire au milieu de cela.

Il nous donne les dons et les personnalités afin que nous puissions exprimer Sa Personne aux autres. Il n’y a rien qui indique Sa Souveraineté et Sa Volonté personnelle pour nous plus clairement que cela. C’est ce que nous Lui apportons quand nous lui consacrons nos vies de façon à ce que nous jouions notre rôle dans Sa grande entreprise. 
Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant
au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
et enseignez-leur à observer

                               tout ce que je vous ai prescrit.                                Jésus (Matthieu 28 v19-20)


A propos de La Grande Commission, permettez-moi de partager une expérience personnelle alors que j’étais en prière durant un séminaire sur la stratégie des missions. Comme je prenais un temps de repos avec la tête sur le bureau, pendant que les autres étaient en train de prier, le Saint-Esprit me secoua par surprise et je commençai à intercéder. Ce fut une prière initiée par le Saint-Esprit, remplie du Saint-Esprit et conduite par le Saint-Esprit. Les mots que j’entendis dans mon cœur alors que je priais, étaient les suivants.

L’église a tout l’argent, les moyens et les méthodes pour amener le message au monde entier, mais ce que je veux faire est épurer le message qu’elle apporte afin que ce soit Mon Message.

Comme je m’abandonnai en prière, cela fut clair pour moi qu’une grosse partie devant être épurée, est le message traditionnel concernant les femmes. Si l’église doit faire avancer l’Evangile, cette partie doit s’en aller. La volonté de Dieu est que le Message de Jésus concernant les femmes soit enseigné. C’est la Parole de Dieu et nous devons appliquer la connaissance à notre disposition pour lire les paroles et les actes de Jésus dans le contexte social de Son époque et en tirer la signification qu’Il prévoyait.

Quand nous comprenons l’ÉTAT D’ESPRIT PREDOMINANT relatif aux femmes au temps de Jésus,  nous commençons à cerner Sa façon radicale d’enseigner et à nous apercevoir de ce qu’Il désapprouvait.

  • Au temps de Jésus, le Talmud mentionnait : Brûlons la Loi plutôt que de la confier aux femmes… Si un homme enseigne la Loi à sa fille, c’est comme s’il lui enseignait une obscénité. (Sota 3 :4) 
  • Une femme est inférieure à son mari dans tous les cas. Donc, elle doit lui obéir. (Apion 2 :25) 
  • Malédiction sur un homme qui a besoin d’avoir les bénédictions de sa femme ou de ses enfants. 
  • Béni soit Dieu qui ne m’a pas créé non-Juif, béni soit Dieu qui ne m’a pas fait femme, béni soit Dieu qui ne m’a pas créé un ignorant. (C’est une prière d’action de grâce à l’époque de Jésus. (Menahat 43B) 
  • C’est une bonne chose d’avoir des garçons mais c’est mauvais d’avoir des filles… A la naissance d’un garçon, tous le monde se réjouit mais la naissance d’une fille attriste,,, Quand un garçon arrive au monde, la paix arrive aussi mais rien ne se produit quand une fille naît… Même la plus vertueuse des femmes est une sorcière. (Niddah 31B). 
Lorsqu’on devient conscient des PRATIQUES SOCIALES concernant les femmes au temps de Jésus, on acquiert une vue plus lointaine dans la nature révolutionnaire de son Enseignement.

·        A Jérusalem, dans le temple, les femmes étaient restreintes à une section extérieure, l’avant-cour des femmes, qui se trouvait cinq étages au-dessous de la cour des hommes.

·        Un rabbin considérait indigne de parler à une femme en public.

·        Les femmes n’étaient considérées que pour la maternité et l’éducation des enfants. Elles étaient toujours sous le contrôle étroit d’un homme.

Ces idées prédominantes ainsi que les pratiques sociales reflètent la nature pécheresse de l’homme depuis la chute. Elles révèlent également comment la façon de penser du Peuple Elu de Dieu a été corrompue par le syncrétisme avec des cultures païennes.

Quand on lit les Evangiles avec connaissance, nous comprenons que leurs auteurs montrent clairement que Jésus rejetait l’idée que les femmes sont mauvaises, inférieures, impures et inégales. Nulle part dans les Evangiles, les femmes sont décrites par leurs auteurs comme ayant moins de valeur que les hommes, Nulle part les femmes sont limitées à certains rôles et nulle part, elles sont traitées comme la propriété des hommes ou soumises à une autorité masculine. Au lieu de cela, Notre Seigneur démontre plus énergiquement que les femmes et les hommes sont égaux.





2

LES FEMMES NE SONT PAS DES PROPRIÉTÉS

Comment pourrait-il être correct de penser qu’une personne devrait être la possession d’une autre ? Pourtant, la croyance prédominante a été qu’un mari possède sa femme et ses filles. L’idée est que les femmes sont la propriété des maris, donc on s’attend à ce qu’elles occupent « leur place respective » comme responsables des taches maternelles et domestiques du foyer de l’homme. Ecrit dans des termes aussi directs, le coté erroné de cet état d’esprit devrait nous sauter aux yeux !

En réalité, savez-vous que Jésus confrontait cette façon de penser ?

Dans (Jean 8 v 3-11), Il stipule clairement que les femmes ne sont pas la propriété des hommes et qu’elles ne doivent pas être traitées comme tel. Cette remarque peut être facilement perdue car la plupart d’entre nous ne savent pas la lire avec compréhension.

Regardons à la rencontre de Jésus avec les dirigeants religieux dans ce passage et voyons ce que nous pouvons en apprendre.

Les chefs religieux avaient amené à Jésus une femme qui venait d’être prise en adultère.

Selon (Deutéronome 22 v 22-30), elle aurait du être lapidée en public. Les leaders religieux avaient utilisé cette occasion pour provoquer Jésus sur Son agrément concernant le commandement du Deutéronome.

Normalement, dans une lecture sommaire de ce passage dans l’Evangile de Jean, nous nous focalisons sur les efforts des dirigeants religieux afin de piéger Jésus. Nous ne faisons pas beaucoup attention au fait qu’ils utilisent une femme pour le faire.  Cela ne révèle-t-il pas le peu de considération qu’ils ont pour les femmes en se servant d’une d’elles à leur avantage de cette manière ?

Selon la loi religieuse, la femme était la propriété d’un homme et le péché dans ce cas, était que sa propriété avait été endommagée. Le péché n’était pas la conduite de la femme en soi. Le problème était qu’elle – en tant que propriété – avait été utilisée à mauvais escient.

Le péché était que l’homme –son propriétaire- avait été bafoué. Par conséquent, cette femme était à présent considérée comme un déshonneur pour son propriétaire et elle devait être lynchée. 

Egalement, conformément à la loi, l’homme devait être lapidé à mort, non pour adultère, proprement dit, mais parce qu’il avait violé la propriété d’un autre homme. Son implication dans tout cela ne semble pas importante pour les dirigeants religieux. Pourquoi ? Où se trouvait-il ? Pourquoi les leaders religieux amenèrent-ils seulement la femme à Jésus ? Les réponses peuvent uniquement être attribuées au préjudice envers les femmes et peut-être aussi à la colère des autorités religieuses devant le traitement compatissant et équitable de Jésus par rapport au sexe féminin.

La fin de l’histoire est que Jésus renversa la situation contre les dirigeants religieux et ils s’en allèrent. Jésus était tellement différent d’eux ! Il montra un ensemble de valeurs totalement différent et Il ne traita pas la femme comme la propriété d’un homme. Il la traita comme une personne de valeur égale humainement. Il y a aussi un fait qui est souvent négligé, celui qu’Il s’adressa directement à elle en public.

Cette sorte de reconnaissance est presque toujours un signe de respect et dans ce cas, Jésus fait de cette femme l’objet de Son respect au lieu d’être un objet de honte publique. (Combien de fois avons-nous– parce que nous sommes des femmes- été traitées comme si nous étions invisibles ou avec un manque de respect ?) Cela dit, Jésus en s’adressant publiquement à une femme faisait quelque chose qui était interdit par la culture de l’époque.
Une autre chose à noter est que Ses paroles étaient remplies de miséricorde et de compassion. Sans perdre le sens du péché, Il communiqua avec elle sans jeter le blâme ou la honte sur elle.  (Evangile de Jean 8 v11).

Le but affiché des chefs religieux dans cette situation était de piéger Jésus (Evangile de Jean 8 v6) mais Il refusa de tomber dans leur piège  et comme personne n’avait de contrôle sur Lui, Il se focalisa sur ce qui était nécessaire et Il changea de manière proactive le centre d’intérêt où Il devait se trouver, C’était ce que Dieu pensait de tout cela, l’erreur des dirigeants et le bien-être de cette femme abusée. Il démontra qu’elle n’était pas un bien dont nous pouvons disposer comme bon nous semble. Elle n’était pas non plus un instrument d’un système religieux ni une chose sans valeur au bon plaisir des hommes. Elle avait une réelle valeur aux yeux de Dieu !

Aujourd’hui, quelles valeurs respectons-nous ?





3

LES FEMMES SONT PLUS IMPORTANTES QUE LA RELIGION


Maintenant, avec notre nouvelle prise de conscience concernant les attitudes prédominantes envers les femmes impliquées dans les récits des Evangiles, nous pouvons accéder plus près à la vérité citée dans des passages tels que (Mathieu 9 v20-22.) Ce passage raconte l’histoire de Jésus guérissant la femme atteinte d’une perte de sang. A cause de sa condition, elle était considérée impure. Pouvez-vous vous représenter les sentiments atroces de détresse, de rejet et d’aliénation qu’elle ressentait ? Malade, faible, déprimée, inutile, désespérée et refoulée.

Toutefois, la détermination de cette femme de pousser la foule pour toucher Jésus en personne en dit beaucoup sur sa foi, elle savait qu’Il était différent des autres dirigeants religieux et qu’elle comptait vraiment pour Lui ! Son courage nous donne l’impression qu’elle croyait qu’Il l’accepterait et qu’Il pourrait et voudrait la guérir. Il pourrait et Il voulait combler ses besoins.

Une telle attente n’avait sans doute pas pu émerger dans l’ignorance. Cette femme avait probablement entendu parler de Jésus par les dires des autres et elle l’avait peut-être vu de ses propres yeux dans des situations précédentes. Elle vit à l’œuvre l’amour qui vainc l’exclusion. Elle ressentit la foi qui chassa la peur qui l’enchaînait. Un espoir ardent consumait le désespoir et le découragement. Elle avait rencontré Jésus et Il avait tout transformé !

C’est important de reconnaître que cette histoire n’est pas simplement celle de la guérison d’une personne, c’est l’histoire de Jésus qui guérit une femme. Ce sont les circonstances dans lesquelles Il la guérit et aussi sa confrontation avec les dirigeants religieux et comment Il les offense personnellement en brisant les lois sacrées, pour venir en aide à une femme ! Au milieu de tout ceci, Jésus démontre qu’une femme a plus d’importante que les lois et les rites religieux.

Cependant, à part cela, nous pouvons tirer une leçon de ce que Jésus ne fit pas au moment ou Il guérit cette femme « impure ».Il n’essaya pas de diagnostiquer les causes de son hémorragie, Il ne lui dit pas qu’elle était malade à cause de son propre péché. Il ne rapprocha pas les causes de sa maladie à un problème d’autorité en lui disant de se soumettre à son mari ou aux autorités religieuses. En fait, Jésus  ne chercha pas à savoir pourquoi elle était malade ! Il la guérit, point c’est tout ! Il le fit avec la même compassion et l même simplicité avec lesquelles Il guérissait les hommes, tels que l’aveugle Bartimée.

Nous apprenons encore plus sur l’attitude de Jésus à travers deux choses qu’’Il fit et qui étaient socialement inacceptable dans cette situation. ;

  • En parlant à cette femme en public, Il risquait l’exclusion ou pire, parce que cette conduite était inadmissible en société.

  • En permettant à cette femme « impure » de Le toucher, Jésus autorisait quelque chose qui le rendait impur selon les rites du (Lévitique 15 v19–25-27). 
Jésus ne guérit pas cette femme en se basant sur des lois religieuses ou pour son gain personnel, Il le fit pour ELLE ! Il ignora la Loi et coupa court à l’opinion publique pour lui venir en aide, Ceci nous montre les valeurs et les priorités de Dieu et que dans Son Cœur, une femme est plus importante que la religion,

Ressemblons-nous beaucoup à Jésus ?




4

LES FEMMES SONT DES PARTENAIRES ÉGALES
 DANS LE MARIAGE

Lorsqu’une société permet qu’un être humain appartienne à un autre – définit un autre être humain comme propriété individuelle – quelque chose est anormal ! Pourtant les femmes l’étaient – et souvent, sont encore considérées comme la propriété des hommes. Peut-être que le contexte le plus évident de cette pratique était – et est encore – le mariage et le foyer. Jésus a également abordé ce domaine.

Les Juifs de Son époque avaient un double standard de vie qui pourrait être résumé par le fait qu’un mari pouvait divorcer de sa femme pour n’importe quel motif, mais ce n’était pas possible pour une épouse. Elle avait une valeur secondaire – elle était un simple bien -, donc en gros, le mari pouvait s’en servir et se dispenser d’elle à volonté.

Jésus rejetait ce double langage. Le concept du mariage qu’Il montra ne devait pas être une relation conçue pour avantager l’homme mais une relation entre deux personnes égales ou l’homme et la femme ont des droits et des privilèges égaux,  les mêmes responsabilités et autorité. (Marc 10 v2-12– Matthieu 19 v3-9).

Mon mari, Eddie, émet les réflexions suivantes :

(Matthieu 19 v3-9) rapporte une discussion initiée par une question des Pharisiens avec Jésus concernant le divorce : « Est-il permis à un homme de divorcer de sa femme pour n'importe quelle raison ? » Leur question était basée sur (Deutéronome 24 v1-4) qui dit que «  si un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison. ».
Avec de possibles interprétations personnelles et variées les Juifs du temps de Jésus étaient réputés pour divorcer à cause de raisons futiles. C’est peut-être parce que Jésus dispensait une écoute sans précédent aux femmes que les Pharisiens lui posèrent cette question afin de le piéger.  La réponse de Jésus révèle une approche intéressante de l’interprétation biblique qui a des conséquences sur une théologie des femmes.

Il répondit « N'avez-vous pas lu que le Créateur, AU COMMENCEMENT, a fait l'homme et la femme et qu'il a dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu'un ? Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu'un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.»

Les Pharisiens citèrent (Deutéronome 24 v1-4) et contestèrent en ajoutant « Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce à la femme lorsqu'on la renvoie ?» auquel Jésus répondit : “C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de divorcer de vos femmes; au commencement, ce n'était pas le cas”. Cette réponse révèle qu’Il regardait au modèle Divin pour la relation homme femme dans le récit de la Genèse, non pas aux passages plus récents qui traitent des relations dans un monde déchu. Moise, dit-Il, permit le divorce à cause de la dureté de leur cœur.

Son point est que nous ne devrions pas nous contenter de ce que Dieu a autorisé à cause de nos cœurs durs et coupables. Au lieu de cela, nous devrions chercher ce qu’Il a de meilleur concernant la relation homme-femme et Il dit que nous le trouvons dans le récit de la Genèse, avant que le péché entre dans le monde. Nous devons revenir au concept initial où se trouvaient l’égalité et la mutualité, sans un soupçon de priorité, domination ou autorité par rapport à l’autre.

Eddie décrit aussi ces expériences ;

Un matin alors que je conduisais ma voiture pour aller enseigner un cours, j’allumai la radio et j’entendis un pasteur renommé avec une large audience, annoncer qu’il allait enseigner sur le mariage Chrétien.  Je fus stupéfait quand il lut le texte biblique pour son message. C’était (Genèse 3 v16.) et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Je n’en revenais pas de ce que j’entendais et m’exclamai à voix haute,
« Non, non, ce n’est pas un passage concernant le mariage Chrétien, c’est la malédiction qui vint dans le monde à cause du péché ».

En fait, les paroles que Dieu adresse à la femme ne sont pas des instructions de ce qui devrait être, mais une description de ce qui allait arriver à cause du péché. C’est la première fois dans les Ecritures que nous voyons un signe de hiérarchie dans le mariage ainsi que dans la famille humaine et c’est manifestement la conséquence du péché et de la chute. Ce verset ne devrait jamais être utilisé pour un enseignement sur le mariage Chrétien. Nous devons suivre les instructions de Jésus et retourner au début – avant la chute – pour trouver le modèle du mariage Chrétien. (Pour une étude approfondie de (Genèse 3 v16,) voir pages 237 à 243 de « Dans l’Esprit, nous sommes égaux »).

Je suis reconnaissante pour ces pensées que Dieu a données à Eddie ! Et je pose la question « Quel est le modèle que l’église suit ? ». Dieu veut que les gens fassent les choses correctement et Jésus l’exprime dans des citations telles que « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. » (Matthieu 7 v12).




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LES FEMMES ONT UNE AUTORITÉ ÉGALE
DANS LE MINISTÈRE


Jésus enseigna une façon de penser concernant les femmes qui défia Son monde –et le notre – parce qu’Il vivait selon les valeurs du Royaume Céleste. Les valeurs sont les choses les plus élémentaires et les plus insaisissables dans notre raisonnement qui nous font faire nos choix. Je crois que Jésus avait intégré cette notion de valeurs dans Son exemple de prière (Matthieu 6 v 913), surtout dans le verset 10, quand Il dit : « que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Je crois qu’Il demandait que les valeurs de Dieu caractérisent toutes nos pensées et tous nos actes afin que les voies du Ciel soient appliquées sur la terre. Ces valeurs sont étrangères à notre monde mais Jésus les représenta et Il les mit en avant dans la vie quotidienne.

Lorsque Paul parle d’égalité raciale et d’égalité des sexes( Ephésiens 2 v14 Galates 3 v28) – valeurs exprimées par Jésus – il dit qu’Il brisa le mur de séparation. Quand nous suivons Jésus, nous proclamons également aux femmes ce que Jésus a fait, nous disons à tout le monde qu’Il a détruit les murs de préjugés et de séparation qui ont rabaissé les femmes.

Un jour, Jésus changea la vie d’une femme de Samarie qu’Il rencontra au Puits de Jacob (Evangile de Jean 4 v4 - 42). Peut-être que la chose la plus surprenante dans cette rencontre fut que pour la première fois, Jésus révéla avec une clarté sans équivoque, qui Il était : Je le suis, (Le Messie) Moi qui te parle (versets 25 et 26). Pouvez-vous vous imaginer que la première personne à laquelle Jésus Se dévoila comme le Messie, était une femme ! De plus, basé sur cette révélation,  Il ajoute dans (Matthieu 16, au verset 18 : «…  et sur ce roc je bâtirai mon assemblée »).

Cette modeste Samaritaine était stupéfaite que Jésus semblait tout savoir sur elle. En fait «Je te connais » était le message qui capta son attention. « Et je veux que tu Me connaisses aussi, voici qui tu es et voici qui Je suis. » Nous voyons Jésus attentionné envers une personne et qui établit une relation avec elle !

Cette femme était si impatiente de raconter à tout le monde sa rencontre avec Jésus qu’elle courut à son village. Cela n’avait pas d’importance qu’elle soit une femme. Elle avait croisé Jésus et les conventions sociales étaient devenues hors de propos.

Ce qu’elle fit est ce que nous pourrions appeler « prêcher ou parler en public ». Elle était en train de proclamer l’Evangile ! Jésus ne lui avait pas dit de se taire. Dans certains cas, Il avait demandé aux gens de ne pas dévoiler Son identité et ce qu’Il avait fait (Matthieu 12 v16).

Mais à cette occasion,  ce n’était pas le cas ; Jésus n’avait pas demandé à cette femme de garder le silence,  ni à aucune femme.

Cette dernière n’alla pas trouver les anciens du village pour avoir leur permission de parler. Son autorité venait de la révélation de qui était Jésus. C’était suffisant ! Ca l’était alors et ça l’est toujours maintenant !

Jésus ne semblait pas soucieux que ce soit une femme qui répande la bonne nouvelle Le concernant. En fait, bien que le témoignage d’une femme ne fût pas considéré valable ou acceptable, Il lui avait confié le plus important de tous les témoignages et Il savait que la révélation de qui Il était triompherait finalement au-dessus de toutes les lois humaines.

Il en fut ainsi à cette époque et il en est encore ainsi aujourd’hui – si nous voulions simplement avoir confiance en Lui et Lui obéir.

Prenons cela en considération,  Jésus n’empêcha pas cette femme de partager son expérience avec les autres femmes ou les enfants du village.

Le mot « hommes » dans (Jean 4 v28) signifie en Grec « anthropoi » qui est employé pour les deux sexes, fait référence aux hommes et aux femmes et est mieux traduit comme « les gens ». En conséquence, cette Samaritaine parla de Jésus à tout le monde, aux hommes, aux femmes, aux garçons et aux filles.

C’est tellement excitant ! Jésus n’entrava en aucune façon l’office ou l’autorité de cette femme ! Il l’avait envoyée et Il ne voulait pas la restreindre ! Comme c’est marquant à la lumière de l’attitude de l’église à travers les siècles – et encore aujourd’hui dans beaucoup de cas.

Lors de Sa rencontre avec cette femme, Jésus enfreignit trois règles.

Tout d’abord, en tant que Juif, Il n’était pas autorisé à adresser la parole à une Samaritaine mais Il le fit (Qu’est-ce que cela nous dit concernant Jésus ?). Ensuite, en tant qu’homme, il ne devait pas parler à une femme en public. Oui, Il le fit aussi. C’est pourquoi dans l’évangile de Jean au verset 27 du chapitre 4, il est dit que Ses disciples furent étonnés qu’Il parle avec une femme. Pour finir, en tant qu’enseignant, Jésus était interdit d’enseigner la religion aux femmes. Mais Il le fit ! (Une fois de plus, qu’est-ce que tout cela nous dit concernant Jésus ? Pas étonnant que Ses disciples furent émerveillés !).

Principalement, Jésus avait assigné cette femme au même rôle que les Douze et les femmes disciples. Bien qu’elle fût une femme, elle  devait témoigner de Lui ! Jésus ne réduisit pas l’autorité liée à la mission.

Grâce au témoignage de cette femme, beaucoup de Samaritains crurent en Lui.
Se pourrait-il en fait que le « ministère » de la Samaritaine ait créé les fondations du grand réveil en Samarie (Actes des Apôtres 8 :4v8) ?

Comprenons-nous le scénario dans ce récit ? Nous rencontrons Jésus et nous faisons Sa connaissance puis nous disons aux autres qui Il est afin qu’eux aussi puissent Le connaître. Il n’y a pas plus simple que ça et cela ne devrait pas être plus compliqué !



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LES FEMMES PEUVENT REPRÉSENTER DIEU

Jésus se référait à Dieu  par «Abba » (Marc 14 v36). C’est un terme araméen qu’un enfant utilise pour désigner son père et c’était un mot affectueux similaire à « Papa ». Le fait que Jésus employait cette expression montrait qu’Il connaissait Dieu comme Le proche digne de confiance sur lequel Il pouvait compter, comme il devrait en être le cas avec un père terrestre.

La manière dont Jésus employait cette expression ne pouvait pas être basée sur le genre car Dieu est esprit et donc Il transcende toute notion de sexe.

Jésus ne limitait pas Son message concernant Dieu à cette image masculine mais Il utilisait aussi des illustrations féminines pour nous aider à Le comprendre. En agissant ainsi, Il était en harmonie avec l’Ancien Testament, où Dieu est parfois mentionné avec une illustration féminine. Dans (Esaïe 66 v13), par exemple, Dieu dit à Israël : « Comme quelqu’un que sa mère console, ainsi moi, je vous consolerai ». (Voir aussi (Genèse 17 v1, Job 38 v28-29, Esaïe 42-v14, Esaïe 46 v3-4 et Esaïe 49 v15).

Nous savons qu’à deux occasions Jésus utilisa des comparaisons féminines pour nous aider à interpréter la nature de Dieu. La première fois se trouve dans (Matthieu 23 v37) où Jésus identifie Son désir de protéger et de prendre soin de Jérusalem avec l’instinct protecteur d’une mère poule qui étend ses ailes au-dessus de sa couvée.  Se pourrait-il que l’instinct protecteur soit, en fait, une caractéristique de Dieu qui réside dans les gens –hommes et femmes - ? Se pourrait-il également que ce ne soit pas qu’une qualité imputable aux êtres humains ?

La seconde fois est dans le  passage de (Luc 15 v8-10) quand Jésus cite la parabole d’une femme qui retrouve une drachme qu’elle avait perdue. Dans celle-ci, Il utilise la femme pour représenter Dieu. Certains étudiants ont émis l’hypothèse que Jésus avait fait cela délibérément pour combattre les attitudes sexistes des scribes et des Pharisiens.

Ces références à Dieu en termes féminins sont importantes pour deux raisons. Premièrement, la théologie traditionnelle a faussement enseigné que Dieu est décrit seulement en termes masculins, ce qui fait que seuls les hommes peuvent le représenter. La croyance traditionnelle affirme qu’il n’y a que les hommes qui reflètent l’image complète de Dieu. – Dieu, étant un homme, d’après eux -.

Deuxièmement, l’image masculine de Dieu a eu tendance à attribuer aux hommes un sens de priorité, de pouvoir et de privilège ainsi qu’en même temps, une prédisposition à donner une valeur secondaire au ministère féminin. Comme ma jeune amie Bulgare, Irena, me le confiait : « Ceci est nouveau pour moi, on nous a dit que les femmes étaient seconde
classe ».

Puisque l’idée de Dieu en tant que père est si profondément ancrée dans nos esprits, nous devrions l’approfondir. Père est une métaphore. Une métaphore est un moyen de communication utilisé pour comparer deux choses différentes qui ont un élément en commun. C’est un outil utile mais qui a des limites importantes dont on doit toujours se souvenir. Prenons un exemple : comment décririez-vous un flocon à quelqu’un qui n’a jamais vu de neige ? Vous auriez à expliquer que c’est comme ceci ou comme cela mais que ce n’est pas tout à fait comme ceci ou comme cela. Dieu est plus difficile à décrire qu’un flocon de neige !

L’allégorie de Dieu comme père, spécialement dans une société gouvernée par la gente masculine, fut profitable au peuple de Dieu car elle aida à montrer la différence frappante entre le vrai Dieu et les dieux des païens.

Le peuple d’Israël avait compris que leur Dieu était intime, stable, digne de confiance et aimant. Ce qui était le contraire avec les dieux païens, qui étaient impersonnels, imprévisibles, capricieux et exigeants. Pareil à un bon père qui donne à ses enfants, Dieu est Celui qui donne, qui protége, qui pourvoit et ainsi de suite.  Au lieu de cela, les dieux païens prenaient, inspiraient juste la crainte et réclamaient des sacrifices continuels pour apaiser leurs exigences.

Le Dieu d’Israël est bon en permanence tout comme on s’y attend d’un père. Mais Il est beaucoup plus que tout parent terrestre pourrait être.  

Quand on perçoit Dieu seulement comme un père, on a tendance à Le limiter à son coté paternel. Il est beaucoup plus que cela et Il est tellement plus que nous pouvons nous l’imaginer. Il est Dieu. Il y a une discussion intéressante sur ce sujet dans le livre de J.B. Phillips, « Votre Dieu est trop petit ».

L’aspect très important à ne pas oublier est que nous ne devons pas faire Dieu à notre image, quelle que soit la question de genre. Il faut se souvenir que les hommes et les femmes sont faits à l’image de Dieu et non que Dieu est fait à notre image. Il avait averti les Enfants d’Israël en leur interdisant de créer une représentation, masculine ou féminine à l’effigie de Dieu. (Deutéronome 4 v15-16).

Et vous prendrez bien garde à vos âmes (car vous n'avez vu aucune forme au jour ou l'Eternel vous parla du milieu du feu, à Horeb),  de peur que vous ne vous corrompiez, et que vous ne vous fassiez quelque image taillée, la forme d'une image quelconque, la figure d'un male ou d'une femelle.

Bien que nous ne soyons pas coupables d’avoir façonné une image physique de Dieu, se pourrait-il que nous ayons un cliché mental de Dieu, qui est masculin, dans la plupart des cas ?

Par ailleurs, rien ne dit que les femmes ne peuvent pas représenter Dieu. Il n’est ni homme ni femme et Il transcende toute notion de sexe. Toutefois, en tant qu’hommes et femmes, nous avons des responsabilités égales, avec la même autorité pour représenter Dieu – pour en rendre témoignage et pour répandre Sa Vie ainsi que se valeurs. C’est notre mission.




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LES FEMMES SONT ÉGALES AUX YEUX DE DIEU
CONCERNANT LES VALEURS FAMILIALES


Il y a beaucoup à dire, spécialement dans les milieux religieux, sur les valeurs familiales, et la famille est certainement un sujet de la plus haute importance.
Cela dit, il faut faire attention, car on peut aisément promouvoir les valeurs de notre religion au lieu de celles du Ciel.

(Luc 8 :19 v21) donne un aperçu des valeurs de Dieu dans la famille afin de nous aider sur ce thème.

«  La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule.  On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »

Quand Jésus fut prévenu par quelqu’un que Sa mère et ses frères attendaient pour Le voir, Sa réponse fut très intéressante et dut choquer le messager ! Il ou elle a du se demander comment Il pouvait ignorer Sa mère et ses frères.

Mais Jésus était un enseignant et Il utilisait quelque chose que les gens comprenaient pour leur inculquer ce qu’ils avaient besoin d’apprendre. Il semble qu’Il pratiquait beaucoup cela ! Il surprenait la foule au moment où elle s’y attendait le moins et Il bouleversait le raisonnement des gens pour les aider à changer leur opinion sur Dieu et Ses voies. Dans le cas présent, Jésus voulait encourager les gens à s’apercevoir que le seul moyen pour créer une relation intime avec Lui est d’écouter la parole de Dieu, et la mettre en pratique. Il n’y a pas d’autre façon.

Qui d’autre que Sa mère et Ses frères avait un plus grand droit d’intimité avec Jésus ? Pourtant Il nous dit que ce privilège appartient à ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. Il dit aux gens qui L’écoutent :

« Vous comprenez que vous pouvez avoir la même relation étroite que ma mère et mes frères ont avec moi. Parce que l’intimité avec moi n’est pas fondée sur la chair et le sang mais sur le fait d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique. »

Jésus va vraiment droit au but. Il n’a pas besoin d’apprendre aux gens comment ne pas avoir d’intimité avec Lui. Par exemple, à ce point, Il ne les avertit pas de prier comme les païens et Il ne les met pas en garde comment ne pas essayer de trouver l’intimité avec Lui par des pratiques religieuses. Il leur dit simplement que le seul moyen pour avoir une qualité de relation intime, mère/frères avec Lui est d’écouter la parole de Dieu, et de la mettre en pratique.

Dans ce passage, non seulement Jésus utilise notre compréhension naturelle de la famille pour nous aider à changer notre perspective. Il vient aussi quelque peu  déranger la notion normale des liens familiaux par Sa question sur ce que signifie être Sa « mère » et Ses «frères ». C’est une bonne chose qui brouille les attentes  et les restrictions sociales imposées par les positions définies par les termes « mère » et «frère». Il explique que la réelle maternité et la réelle fraternité  - relations familiales de la qualité la plus haute – proviennent de Lui et ne sont pas déterminées par les attentes sociales de rôles trouvés dans la culture humaine. La société ne doit pas déterminer ce que nous faisons et quand,  pourquoi et comment nous le faisons. Sa parole doit le faire.  

Nous devons Le laisser définir nos rôles dans cette vie car Il a des attentes et des missions pour nous qui différent ou excèdent celles imposées par notre culture, notre famille et notre religion. Jésus le subit Lui-même à Nazareth, où les gens avaient des attentes et des restrictions sociales le concernant qui étaient fondées sur Ses rôles comme charpentier, fils et garçon du coin avec des frères et des sœurs (Marc 6 v3). Le résultat est qu’Il ne put pas faire de grandes œuvres dans cet endroit (Marc 6 v5). Voici le pouvoir restrictif de rôles socialement établis et c’est un pouvoir que Jésus veut briser. Pouvons-nous comprendre ceci ?

Finalement, dans ce passage, il faut noter que Jésus n’est pas en train de dégrader ou de rabaisser la famille ! Au contraire, Il met en évidence un principe qui remplace les liens de parentés naturels et les rôles régis par la société. Il utilise la famille comme une représentation de ce que nous avons déjà pour nous montrer une illustration de Dieu ainsi que Sa façon de considérer les relations. Dans le système de Dieu, il semble que ces rôles comme nous les interprétons sont remplacés par une relation avec Lui à travers Sa Parole.

C’est une relation distincte qui est supérieure à toutes les autres. Celle-ci est ce qui doit définir nos existences en tant que Son peuple et non pas des identités sociales imposées avec des attentes implicites. Nous devons laisser Dieu nous définir et cela se produit en écoutant Sa Parole et en la en mettant en pratique.

Dans la plupart des sociétés, y compris les milieux Chrétiens, la mission de la femme est d’opérer exclusivement ou presque dans les rôles prévus d’épouse et de génitrice. Le respect de cette mission inclut honneur et reconnaissance, mais tout cela va avec un titre nommé « la place d’une femme », qui est inférieur dans l’échelle sociale à la position d’un homme. Par exemple, la société du Moyen – Age identifiait le rôle propre de la femme comme étant les « matrices et les ouvrières ». En Angleterre, le roi Jacques, bien qu’il fût le souverain du pays, avait établi le modèle du foyer comme un petit royaume où l’homme règne. De plus, il définissait le foyer comme une petite église avec l’homme qui y était le grand-pretre et la tête du foyer. Même si le roi était déjà le chef spirituel de l’église en Angleterre. Malheureusement ces concepts ont supplanté ce que Jésus avait enseigné et sont devenus les paradigmes des valeurs familiales promues par l’église.

Jésus nous dit que comme nous cherchons à nous rapprocher de Lui,  la priorité dominante est de toujours et seulement écouter et mettre en pratique la Parole de Dieu. Dans tout cela, Il ne diminue pas le besoin de respecter les mères et les frères. Au lieu de cela, Il nous dit que le respect que nous devons aux membres de la famille est celui que nous devons étendre à chaque personne. Dieu n’a pas de favori et nous devons traiter les autres comme Il les traiterait.

Les valeurs familiales de Dieu. Quelle idée sensationnelle !
                                      



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LES FEMMES NE SONT PAS CONFINÉES A LA CUISINE

Oui ! Jésus était vraiment radical dans Ses préceptes – et dans Son enseignement sur la féminité ! Nous voyons encore cela dans (Luc 10 v38-42)  lorsqu’Il se rend chez Marie et Marthe. Lors de Sa visite, Il bouleversa l’ordre normal des choses. Il loue Marie parce qu’elle est Sa disciple et qu’elle est assise à Ses pieds pendant qu’Il lui enseigne les Ecritures, quelque chose d’interdit par La Loi orale. En même temps, Il semble ne pas complimenter Marthe qui est affairée avec ce qu’elle a à faire et dans ce cas, on peut dire qu’elle était occupée avec un « travail de femme ».

Il a été souligné par certains étudiants que Jésus montrait du respect à Marie, d’abord comme à une personne. Il ne communiquait pas avec elle sur la base de son sexe. En se rapportant à elle en tant que personne, Il mettait en évidence sa capacité à choisir comment elle passerait son temps plutôt que d’être contrôlée par les attentes liées à un rôle de femme socialement défini. Il lui permettait d’établir ses propres priorités dans la vie.   

Le choix de Marie était de  « s’asseoir aux pieds de Jésus », expression qui veut dire qu’elle était une étudiante ou une disciple. Ce terme est employé par Paul lorsqu’il dit qu’il a été un disciple de Gamaliel (Actes des Apôtres 22 v3).

Ce statut de disciple était un privilège seulement réservé aux hommes et pourtant nous voyons Marie assise en train d’apprendre la théologie et Jésus en train de l’encourager dans cela ! Il la distingua même en disant qu’elle avait choisi la meilleure part. (Quelqu’un suggéra que Jésus était peut être un plus grand pécheur ou hors-la-loi que Marie.).

D’un autre coté, Jésus ne complimenta pas Marthe pour avoir scrupuleusement rempli les attentes sociales et répondu aux besoins évidents de ses invités. Elle était adéquatement soumise aux attentes culturelles mais Jésus ne se rallia pas à elle dans son choix. En fait quand Marthe se plaignit, Il répondit au verset 42 :

« Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »

Jésus ne condamna pas Marthe mais Il précisa que le choix de Marie était plus en accord avec le cœur de Dieu. Sa réponse dans cette situation semble coïncider avec Son exhortation à chercher premièrement les priorités de Dieu, Ses voies et Ses moyens après lesquels toute vie s’aligne avec le meilleur de Dieu (Paraphrase de l’auteur d’après
(Matthieu 6 v33).

Combien de femmes ont choisi d’être de «  bonnes Chrétiennes » en remplissant le rôle qu’elles avaient appris en tant que femmes ? Les femmes tout comme les hommes doivent s’asseoir aux pieds de Jésus et simplement Le laisser déployer leurs vies comme des belles fleurs ou des chênes imposants. Cependant, combien de loyales Marthe sont tristes, insatisfaites, désabusées et co-dépendantes ?

Pour connaître la réponse à cette question ? Il faut s’asseoir aux pieds de Jésus.
Les hommes également sont appesantis par la conformité aux attentes culturelles et religieuses. Jésus lance un appel a tous ceux qui sont accablés par la religion,

« 
Venez à Moi  vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11 v28-30)
 Puis asseyez-vous à Mes pieds !
Il n’y a rien de mal avec les besognes terre-à-terre ! Certains aiment être à la cuisine ! Ce qui ne va pas, c’est d’imposer des rôles, travaux et obligations basés sur le genre, plutôt que de permettre une relation avec Jésus pour définir comment, quand et où les dons reçus de Dieu dans une personne doivent s’exercer et s’adapter à Son plan.


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LES FEMMES NE SONT PAS ÉVALUEES
PAR LA MATERNIT
É 

L’enseignement radical de Jésus sur les femmes continue ! On en vient à se demander ce que feraient beaucoup de religieux si Jésus réapparaissait aujourd’hui ! (Peut-être qu’Il se montre et nous le crucifions une fois de plus, en quelque sorte). Son attitude dans (Luc 11 v27-28) est probablement l’une des plus difficiles à saisir pour les religieux.

D’habitude, Jésus était proactif dans Son enseignement. Il utilisait des faits et des situations pour enseigner la vérité, donc on Le voit rarement réagir. Mais quand Il enseigne après une réaction, nous avons un aperçu de la colère de Dieu par rapport au péché. C’’est un de ces moments !

Un jour,  une femme complimenta Jésus en faisant référence à la joie qu’avait du ressentir Sa mère qui avait mis au monde un fils si merveilleux. Elle dit simplement « Heureux le sein qui t'a porté ! Heureuses les mamelles qui t'ont allaité ! » Cette femme n’avait rien dit de mal toutefois Jésus la réprimanda, et son reproche ne fut pas tendre !  En fait, le choix et l’ordre des mots dans le texte Grec montrent que Son reproche était acerbe et sévère ! Jésus semblait avoir été profondément troublé par la mention de cette femme faisant allusion aux femmes exclusivement en termes de reproduction. Ceci suscita cette remarque d’un étudiant « Jésus sentit clairement qu’il était essentiel de rejeter l’image attribuées aux femmes comme « machines à faire des enfants ».

La maternité est une chose merveilleuse ! Mais Jésus enseignait qu’on ne devait pas en faire une idole. Ce n’est pas le critère selon lequel la vie d’une femme doit être évaluée. Jésus semblait concerné par le fait que les femmes ne se voyaient pas comme Dieu les voyait et Il saisissait chaque occasion pour changer leur façon de penser.

Je trouve cela intéressant à cause d’une expérience que j’ai eue dans un pays d’Afrique en 1983. Pendant cette mission nous étions logées par nos sœurs africaines, deux par deux avec une femme de notre groupe et une femme du groupe d’accueil. Immédiatement, afin de faire connaissance, mon hôtesse me demanda si j’étais mariée et je lui répondis que oui. Ceci la mit en confiance ! Sa question suivante fut si j’avais des enfants à laquelle je répondis par la négative. Ceci la mit visiblement mal à l’aise et elle se tut.

A l’époque, je ne savais pas que pour ces femmes, être mariée et avoir des enfants était de loin les choses principales de la vie. C’était leur seule raison d’exister et c’est ce qui les définissait. C’était l’outil pour mesurer leur réussite. La maternité était la seule chose qui retirait leur disgrâce et les justifiait en tant que femmes. Si j’avais réalisé cela, je suis sure que j’aurais été plus conciliante – d’une manière ou d’une autre ! Pourtant, même si j’avais été capable de rétablir la communication, je ne suis pas sure que cette chère femme aurait pu surmonter ses propres limites pour continuer la conversation.

J’ouvre une parenthèse dans cette histoire pour dire que la raison principale de cette mission était d’enseigner aux femmes le mode de vie de Jésus y compris Son propos sur leur égalité avec les hommes !




10

LES FEMMES PEUVENT ÊTRE APOTRES

Il y a récemment une tendance de certaines parties de l’église à autoriser les femmes à exercer un ministère public ; bien que simultanément, on ne leur permette pas d’occuper des positions spirituelles ou d’autorité ecclésiastique. Ces groupes ont généralement expérimenté un niveau de réveil, ce qui veut dire que le Saint Esprit y a pénétré. Durant de tels moments de visitation, nous sommes enclins à présumer que le Saint-Esprit vient pour confirmer ce en quoi nous croyons. Cependant selon Jésus, l’Esprit vient pour nous transformer et pour nous guider dans toute vérité (Jean 16 v:13). Un de ces bouleversements implique toujours la promotion des femmes au même rang que les hommes dans la mesure où la culture le permet. Dans la plupart des cas, les femmes trouvent le droit à la parole en public– parce que c’est la volonté de Dieu.
Quand l’évidence de la présence manifeste du Saint-Esprit diminue dans ces groupes, le leadership humain remplace celui du Saint-Esprit.
Généralement, le leadership masculin est fermement rétabli, effaçant presque la promotion des femmes vers l’égalité qui avait été mise en œuvre par l’activité de l’Esprit Saint. Celles-ci peuvent garder leur droit à la parole mais avec peu ou pas d’autorité.
Dans cette forme répandue et moderne de gouvernement ecclésial, le principe des cinq ministères selon Ephésiens 4 :11 semble être le modèle de choix.  Dans cette structure, l’apostolat est considéré comme le plus autoritaire des « offices ». Ceci joint avec le concept de l’homme qui dirige ou gouverne signifie que les femmes sont gardées sous contrôle. Il y au moins trois problèmes qui surgissent dans cette approche.
1.     Apostolat  La traduction grecque du mot « apôtre » dans le Nouveau Testament est simplement « envoyé ». Il n’y a aucun sens d’autorité au-dessus des gens. (1 Corinthiens 4 :v6-13)
2.     "Office"   Il n’est mentionné nulle part dans la langue d’origine du Nouveau Testament qu’il y ait le mot « office » ou qu’une idée de « ministère » y soit trouvée, même si certains traducteurs ont opté de l’insérer. (par exemple dans  (1 Timothée 3 v1)  Les mots tels que « apôtre, pasteur, prophète, évêque et ainsi de suite, se rapportent à une fonction et une responsabilité, plutôt qu’un office ou une position de pouvoir.
3.     Les Cinq ministères  Cette idée n’est pas nécessairement un modèle pour un gouvernement ecclésial. En fait, ni Jésus, ni Paul nous donne une liste normalisée des ministères et des dons ou une structure d’église. (Ephésiens 4 v11-12) est le seul endroit où les Cinq ministères sont mentionnés et comme ce n’est pas sensé d’ériger une doctrine basée sur un seul passage des Ecritures, nous devrions faire attention de ne pas y donner trop de poids.
Malgré ces problèmes, dans ce nouveau mouvement apostolique, les femmes sont autorisées et encouragées à exercer le ministère. Ca en est assez pour faire en sorte que beaucoup se sentent bien après avoir eu à faire face pendant longtemps à la doctrine : « Femmes, taisez-vous ! ». Certains hommes qui dirigent ont aussi trouvé cette idée bénéfique, car en donnant aux femmes cette liberté convoitée de prophétiser, prêcher et enseigner publiquement a été un moyen d’agrandir leur ministère. En fait, les ministères qui autorisent les femmes à se faire entendre publiquement ont une tendance à se développer.
Par contre, les femmes ne sont pas autorisées à opérer dans les plus hauts « offices » proposés dans cette sorte de structure d’église. Ceci indique, d’abord, qu’il y a une hiérarchie, une condition que ni Jésus, ni Paul ne prônaient. Cela indique également qu’il y a une notion patriarcale, qui est : les hommes dirigent, les femmes servent –en tant qu’enseignantes, prêcheuses etc.… mais pas dans la fonction dirigeante « d’apôtre ». Tout cela va terriblement dans une mauvaise direction, bibliquement parlant.
Cela étant, nous devrions examiner un apôtre au sens vrai du Nouveau Testament. Cet apôtre est une femme – Marie Madeleine – qui fut la première apôtre envoyée par le Christ Ressuscité (Jean 10 v10 -18, Matthieu 28 v1-10).
C’est un fait reconnu que les femmes furent les dernières à abandonner la croix et les premières à arriver au tombeau. Quand Marie Madeleine s’y rendit de bonne heure, le matin de la Résurrection et le trouva vide, elle alla immédiatement trouver les autres pour leur dire que le corps de Jésus avait disparu. Tous se pressèrent pour aller voir mais ils ne saisirent pas la signification du tombeau vide parce qu C’est un fait reconnu que les femmes furent les dernières à quitter la Croix et les premières à arriver au tombeau. Quand Marie Madeleine se rendit au sépulcre, tôt ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Ecriture, Jésus devait ressusciter des morts. (Jean 20 v9),
Donc ils partirent mais Marie Madeleine resta et c’est la que Jésus lui apparut et dit, « Va trouver mes frères et dis leur… ».
Cette apparition et ces instructions sont significatives. Les auteurs des Evangiles indiquent clairement que ce fut à Marie Madeleine que Jésus apparut en premier. L’importance attachée par les chroniqueurs des Evangiles à ce fait montre que ce n’est pas un détail accidentel. Jésus fit cela intentionnellement afin de démontrer la perspective de Dieu concernant les femmes. Tout au long, Il avait essayé de faire passer ce message, mais cela fut le coup de grâce pour les mentalités traditionnelles. En apparaissant d’abord à Marie Madeleine, Jésus affichait une très importante déclaration que les disciples n’avaient pas tout a fait comprise auparavant.
·        Va et dis détermine la commission. Comme dans le Nouveau Testament, le mot « apôtre » signifie littéralement « qui est envoyé », Marie Madeleine reçut la première mission apostolique de la part du Seigneur Ressuscité, qui était de proclamer le plus grand fait historique, la Résurrection.
·        Va et dis à Mes frères  définit les gens auxquels Jésus envoie Marie Madeleine. Il l’envoyait vers des hommes et non pas d’autres femmes ! En d’autres mots, sa mission n’était pas pour un ministère de femmes, comme si souvent est la restriction placée aujourd’hui sur les femmes. En raison de cela, Marie Madeleine a été appelée « l’apôtre des apôtres »,
Le concept d’une femme rendant témoignage à des hommes fut révolutionnaire car dans les deux cours de justice, Romaine et Juive, le témoignage d’une femme n’était pas accepté en tant que preuve. En apparaissant d’abord à Marie Madeleine et en l’envoyant à des hommes, Jésus tranchait les derniers restes de préjudice encore présents dans Ses disciples masculins à l’égard de Ses disciples féminines.
Sans aucun doute, Il enseignait aussi aux femmes quelque chose de révolutionnaire sur leurs responsabilités et leur statut dans le plan de Dieu.
Un nouveau jour s’était levé, Jésus était vivant, victorieux du péché et plus restreint aux attentes et aux restrictions sociales de la culture humaine. Dans le court espace de trois années, Il avait cheminé parmi le Peuple Elu de Dieu, leur enseignant abondamment les valeurs du Ciel. A présent, c’était à leur tour de reprendre le flambeau, de brandir la Parole de Vie (Philippiens 2 v16). Maintenant c’est à mon tour – et au votre ! Quoiqu’Il vous dise de faire, faites le (Rappelez-vous de Jean 2 v5).
Le Seigneur Ressuscité nous appelle aujourd’hui – hommes et femmes – à vivre selon Ses valeurs dans chaque aspect de la vie et à faire notre petite part dans Son grand plan, en exécutant la Grande Commission, les enseignant à observer TOUT ce qu’Il a prescrit. (Matthieu 28 v19-20). Puisse-t-Il nous trouver obéissants !


Au sujet de l’auteur
Dr. Susan Stubbs Hyatt (née en 1946) est une historienne de l’Eglise, érudite de la Bible, ordonnée ministre en 1983, également pédagogue. Elle est canadienne et habite à Grapevine (Texas). Elle est la coordinatrice fondatrice de Int’l Christian Women’s Hall of Fame un projet qui m,et à disposition l’enseignement, les moyens, les liens, la formation de leaders et les opportunités de ministère. Susan est aussi la coordinatrice fondatrice de la Société d’Histoire Chrétienne du Canada (2009).
Elle a obtenu un doctorat à l'Université Régent en 2000, ainsi que deux maitrises es art avec mention de l’Université Oral Roberts en 1989 et 1994, une licence avec mention (MagnCum Laude) de l’Université Southwestern. Elle a également acquis un diplôme avec mention de l’Université du College des Enseignants du Nouveau Brunswick en 1966 et de l’Institut Christ for the Nations en 1976.  Elle a aussi fait des études supérieures au Centre pour les Etudes Supérieures de Théologie, Séminaire Théologique Fuller (1994-1995). En 1971, elle est devenue aussi animatrice certifiée des cours de dynamique de la vie.
L’auditoire de Susan est constitué principalement d’individus aussi appelés à enseigner 2 Timothée 2 v 2). Elle écrit, publie et enseigne. En 2001, elle a représenté les femmes américaines pentecôtistes au Colloque des Femmes et Religions qui se tenait à Bruxelles.  Elle a écrit « Femme remplies du Saint-Esprit » dans « Le Siècle du Saint-Esprit »m publié par Thomas Nelson et édité par Vinson Synan. Elle a amené sa contribution à la rédaction de l’Encyclopédie de la Civilisation Chrétienne (2008) en écrivant sur les femmes dans le ministère.
Susan et son mari Dr. Eddie L.Hyatt sont des partenaires égaux dans le ministère et dans leur mariage. Ils ont établi des églises, fondé des écoles bibliques et ont été engagés internationalement dans le ministère. Ils sont les co-fondateurs de Hyatt Int’l Ministries, Hyatt Int’l Bible Institute et Hyatt Press. Leur but est de promouvoir le réveil spirituel ainsi qu’une approche biblique parmi les pays, afin que les voies de Dieu soient connues par et à travers Son peuple (Psaume 67 v1-2).
Comment contacter Eddie et Susan Hyatt
Adresse postale : P.O. Box 3877 – Grapevine, TX 76099 - USA

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